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        Caractéristiques du cohabitat  
   
 
  Le Réseau canadien des cohabitats considère les éléments suivants comme essentiellement constitutifs du cohabitat :

1. Processus participatif
2. Design axé sur la communauté
3. Maisons privées complétées d’espaces communautaires
4. Gestion par les résidants
5. Structure et processus de prise de décision associatifs

1. Processus participatif

Les résidants participent à la planification et au design de l’aménagement de leur cohabitat afin qu’il réponde en tous points à leurs besoins. (Les projets lancés/dirigés par les promoteurs ne représentent nullement une menace. La plupart du temps, le projet lancé par un promoteur pourra en fait amener davantage d’individus à participer au processus. Par contre, un cohabitat bien aménagé, au design conçu en fonction d’un axe piétonnier, mais dont la planification n’a pas engagé la participation des résidants, pourra être considéré comme étant « inspiré du concept du cohabitat », mais ne constituera pas, dans les faits, un véritable cohabitat.)

2. Design axé sur la communauté

La configuration des lieux favorise le sens de la communauté tout en offrant la possibilité de profiter d’une certaine intimité. (Définir avec précision ce que signifie « favoriser le sens de la communauté » s’avère difficile : par contre, l’essentiel doit davantage tenir à la participation des résidants à la prise de décision (voir point précédent) qu’à l’élaboration d’un design favorisant les déplacements à pied et réléguant les automobiles à la périphérie de l’emplacement. Par ailleurs, l’intention fondamentale doit être de favoriser « un sens aigu de la communauté », ce que le design contribuera effectivement à inspirer. En ce sens, former un groupe pour pouvoir s’offrir un club de golf privé ne correspond pas à cette définition.)

3. Maisons privées complétées d’espaces communautaires


Les espaces communautaires sont conçus pour servir au quotidien : ils font partie intégrante du cohabitat et comprennent généralement une salle à dîner, une salle de séjour, une salle de jeux, une chambre d’amis, un jardin ainsi que d’autres installations. Chaque ménage est propriétaire d’une unité d’habitation – équipée d’une cuisine – mais partage les espaces communautaires avec les autres membres. (Partager une maison ne correspond pas à la définition du cohabitat ; il ne s’agit pas de colocation. La colocation pourrait exister dans un cohabitat, mais on parlera alors d’un autre type de communauté/d’habitation.)

4. Gestion par les résidants

Une fois l’emménagement terminé.

5. Structure et processus de prise de décision associatifs

La communauté de cohabitat propose des postes de leaders, non des leaders. Elle ne dépend pas d’une personne en particulier même si dans les faits, c’est souvent un(e) passionné(e) qui mettra le groupe sur pied, un(e) autre qui trouvera le financement, un(e) troisième qui fera en sorte que les membres qui en ont besoin pourront faire garder leurs enfants durant les réunions, et un(e) autre qui… (Si votre communauté est dirigée par un leader qui établit les politiques et définit les normes unilatéralement, il ne s’agit pas d’un cohabitat.) Le cohabitat n’est pas la principale source de revenus de ses résidants. Il n’y a pas d’économie communautaire. (Quand le cohabitat constitue la principale source de revenu des résidants, on assiste à un changement significatif dans la dynamique entre voisins, ce qui porte la définition au-delà du sens qui est ici donné à ce terme.)

par Kathryn McCamant et Charles Durrett
Troisième conférence nord-américaine sur le cohabitat
Seattle, Septembre 1997


Pour de plus amples renseignements, consultez la Foire aux questions et Comment prend-on les décisions dans un cohabitat ?.

 


 
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